La ruche « kenyane » porte ce nom car elle a été conçue pour une utilisation en Afrique. De fabrication simple et peu onéreuse, cette ruche est très utilisée sur ce continent. Comme la colonie se développe horizontalement, aucune hausse n’est nécessaire, ce qui permet de hisser les ruches en hauteur pour les protéger les animaux pillards de la savane. En Europe, c’est surtout son côté « apiculture proche du naturel » qui séduit. En effet, la colonie se développe comme bon lui semble, sans les contraintes imposées par une cire gaufrée, dont la taille des cellules est déjà définie afin de privilégier la production d’ouvrières et de miel. Dans une kenyane, l’essaim construit ses rayons à son rythme et choisi lui-même la grandeur des cellules. Il ne s’agit donc pas d’une ruche à haut rendement, mais d’une ruche permettant à un petit apiculteur passionné, d’observer ses colonies et leur manière de se développer. Il n’y a pas de cotations strictes pour construire une ruche kenyane. La seule contrainte à respecter scrupuleusement est l’angle de 120 degrés entre la base et les côtés, lui donnant sa forme caractéristique en trapèze. Le respect de cet angle permet des visites agréables par l’apiculteur, car les abeilles ne fixent pas leurs rayons aux côtés de la ruche. La longueur et la hauteur n’ont pas de limite. Toutefois, il est conseillé de limiter la hauteur à 24-26cm, pour éviter des rayons trop lourds qui s’effondrent. J’en ai fait personnellement l’expérience avec la ruche en photo ci-dessous, et ce n’est pas très drôle… Les plans, par contre, sont corrigés et offrent des dimensions actualisées. La construction aux nouvelles cotes aura lieu en hiver 2017. A noter encore que pour nos abeilles européennes, la largeur des barrettes porte-rayons doit être de 35mm. Sans le respect de cette cote, on prend le risque qu’un rayon soit construit à cheval sur 2 barrettes…

Protection contre les intempéries : l’extérieur des ruches est traité avec 3 couches de peinture « Edlin », enduit écologique à base d’huile de lin et additionné de matières premières d’origine naturelle. Les toits sont recouverts d’une plaque d’aluminium de 1mm d’épaisseur.